Chroniques,  New romance

Avis | L’honneur de Preston – Mia Sheridan

Résumé:

Ils étaient deux frères –des jumeaux– je les aimais tous les deux, mais mon âme n’appartenait qu’à l’un d’entre eux.
Toute sa vie durant, Annalia Del Valle a aimé Preston Sawyer. Elle a grandi dans une cabane dans Central Valley en Californie, mais a découvert la liberté, dans la ferme Sawyer vosine et auprès des garçons qui étaient ses seuls amis. Preston est amoureux de Annalia depuis son enfance. Il a réussi à le lui cacher jusqu’ à ce que leurs mondes – comme leurs corps– sont entrés en collision par une chaude nuit d’été. Une nuit qui va bouleverser leur vie pour toujours. Après avoir disparu corps et âme pendant six mois Annalia est de retour en ville. Si Preston a échappé à son désespoir amoureux, son sens de l’honneur et sa fierté parviendront-t-ils à le retenir à nouveau, lorsque, l’objet de son désir de toujours, est de retour.
Comment fait-on pour dépasser les blessures du passé ? Réparer L’irréparable ?

 

Avis:

Ce fut une lecture très intéressante, surtout au niveau psychologie des personnages.

En effet, dans ce livre vous ne retrouvez pas beaucoup d’actions. Au contraire, le livre traite des « blessures du passé », comme dit dans le résumé, et de comment les personnages vont les surmonter.

Annalia n’a pas une vie facile. Au contraire, elle est persécutée partout: à l’école, dans son quartier et même par sa propre mère, et tout particulièrement à cause de ses origines. Et j’ai trouvé cela très intéressant, en tant que française, de me rendre compte du racisme américain envers les Mexicains. Cependant Annalia est très forte mentalement (et heureusement sinon le livre serait déprimant). Elle tient le coup en pensant à son rêve: partir ailleurs quand elle sera plus grande.

Preston quant à lui est assez introverti. Il est secret et pas très bavard. C’est tout le contraire de son frère jumeau, Cole, qui est extraverti et très charmeur. Malheureusement, Preston va devoir s’éloigner d’Annalia durant son adolescence. Mais leurs vies sont vouées à se croiser.

La structure du roman est aussi originale. Cela commence par la « troisième » étape: lorsque les deux sont adultes. Puis, cela continue par la « première » étape: l’enfance des personnages. On a aussi des scènes sur leurs premières retrouvailles, un peu plus tard. Du coup, on comprend petit à petit leurs sentiments et on s’attache donc de plus en plus à leur histoire.

Cependant, vers le milieu du roman j’ai trouvé plusieurs fautes de traduction et d’orthographe. Et ça m’a un peu bloquée. J’y faisais ensuite tellement attention que j’ai eu du mal à me replonger dans l’histoire, et j’ai donc lu ce livre sur une période assez étalée.

Pour conclure, on a ici les thèmes suivants: l’immigration / le racisme, la gémellité, le deuil, les complications familiales, les non-dits, le pardon et l’amitié. J’ai trouvé ce roman très touchant et très intéressant. Je pense que j’aurais eu un gros coup de coeur si je n’avais pas eu cette petite « panne de lecture » en plein milieu du roman.

 

Pages: 486

Édition: Hugo Poche

Date: 11 Octobre 2018

 

Ma note: 16/20

 

 

« – Celle que tu embrassais, ai-je avoué d’un ton mauvais et accusateur que je n’avais absolument aucun droit de prendre.
Il s’est figé derrière moi une seconde, puis il m’a retournée si vite que j’ai haleté et que j’ai trébuché contre lui. J’ai plongé contre sa poitrine les mains en avant. Il m’a attrapé les poignets et m’a fait légèrement reculer pour pouvoir examiner mon visage. Il avait une expression intense et… déconcertée.
– Tu es jalouse ?
J’ai pris une profonde inspiration en essayant de me retenir. Mais le chagrin montait à nouveau, et l’embarras également.
Preston me dévisageait comme s’il essayait de lire mes pensées. J’ai détourné la tête. Je ne voulais pas lui répondre, je ne voulais pas qu’il puisse lire en moi comme dans un livre ouvert. Mais il a lâché un de mes poignets et m’a attrapée par le menton. Il a tourné mon visage pour me forcer à le regarder en face. J’ai poussé un autre petit sanglot.
– Oui, ai-je avoué, misérablement. Oui, je suis jalouse. »

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