Chroniques,  New romance

Avis | Pas nés sous la même étoile – Adèle Ninay

Résumé:

De part et d’autre du périphérique, deux façons de vivre et d’aimer.
Nouvelle auteure française, Adèle Ninay casse les codes de la romance avec sa plume âpre et urbaine.
Mike et Camille n’avaient aucune raison de se plaire. Sa vie à lui c’est son rap, les potes d’Alfortville, la drogue. Son monde à elle est fait de danse, de littérature, d’une vie familiale tranquille dans le
10e arrondissement de Paris. Il a découvert le cynisme et la rébellion depuis déjà de nombreuses années, elle est sage et solaire. Il l’insupporte dans son rôle de mec de banlieue, de macho à deux balles, elle l’agace avec ses grands airs de princesse.

Pourtant leur rencontre doit avoir lieu, et elle les prend par surprise comme un coup de poing en plein coeur.

Quand on est si différents, comment avancer ensemble ? Pour l’un et pour l’autre, aucun mot n’a la même définition : violence, plaisir, avenir… fidélité. Balancés l’un contre l’autre par la vie, ils n’auront plus d’autre choix que de résister au choc. Ou d’exploser en plein vol.

 

Avis:

J’ai mis du temps à me décider à écrire cette chronique car j’ai longtemps cherché mes mots. Pour être honnête, je n’ai pas du tout aimé ce roman, malheureusement, et c’est d’autant plus difficile d’écrire une chronique sans le dénigrer.

Ce qui m’a le plus dérangée ce sont les personnages, et la narration qui en découle.

Pour commencer, je n’ai pas du tout apprécié le personnage de Mike. Mike est un personnage capricieux, froid, assez arrogant et plutôt macho (mais pas « macho sexy »). C’est un personnage hyper grossier et la narration en est impactée à 100%. En effet, on a des dialogues grossiers (ce qui est normal), mais aussi une narration grossière et écrite comme les dialogues (omission du « ne » dans « ne pas », syntaxe des phrases dignes d’un ado de 13 ans en pleine rébellion, etc). Je me doute que c’est fait exprès mais personnellement ça me fait grincer des dents.

Quant à Camille, c’est un personnage qui est tout le contraire de Mike. En effet, elle vit dans une famille assez riche et a pour but de devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris. Mike la voit comme une princesse bourgeoise. Personnellement j’ai trouvé ce personnage assez fade, niais, et j’ai du mal à la cerner. Comment une fille aussi droite et « sage » peut être attirée par quelqu’un d’aussi grossier et carrément insultant par moments ? Enfin bref, vous l’avez compris, il était impossible pour moi de m’identifier à elle.

On a donc deux personnages totalement différents, qui proviennent d’univers totalement opposés, mais qui vont s’entrechoquer. Le seul point commun étant leur passion pour leur art respectif. Comment vont-ils résister à cela ? Vous vous doutez bien, au début Mike et Camille se détestent. Et j’avoue avoir quand même souri à quelques reprises. Mais rien ne sera fluide entre eux à cause de leurs caractères respectifs. Et Mike m’a fait penser à Hardin (dans After) par moments. J’avais envie de le secouer et de lui dire « arrête tes conneries ».

Par contre, j’ai beaucoup aimé l’épilogue, qui se passe quelques années plus tard. Mike est devenu plus mature et j’avoue l’avoir apprécié à ce moment là. La fin ouverte est plutôt originale car je n’ai pas l’habitude d’en voir. Le roman se finit donc par une touche positive pour moi, ce qui a permis de me « réconcilier » en quelque sorte avec ce roman.

Pour conclure, je n’ai pas du tout ressenti la passion entre eux. J’ai beaucoup été dérangée par le personnage et la grossièreté de Mike, et Camille m’a juste laissée indifférente. Cependant je ne regrette pas ma lecture car je pars du principe qu’il y a toujours quelque chose à apprendre de nos lectures. J’ai trouvé ce roman original, ce qui le rend du coup intéressant. Je tiens aussi à remercier Adèle Ninay pour la carte et le gentil mot envoyés avec le livre.

 

Pages: 271

Edition: Hugo Roman

Date: 13 Février 2020

 

Ma note: 9/20

 

 

« Qu’est-ce qui t’arrive ?

– Je ne sais pas, je me sens… détendue. Et puis, c’est ton parfum, il me rend dingue. C’est quoi ?

– Bois d’argent… C’est un parfum de proxénète des cités, tu vois ?

– Je connais pas, c’est un truc du peuple ? Tu trouves ça en supermarché ?

– Madame fait dans la vanne ! C’est Dior, pour ta gouverne. Les bourgeoises, elle connaissent bien cette marque, pourtant… »

 

PS: Merci à Hugo Roman pour l’envoi !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *