Chroniques,  New romance

Avis | Eleanor & Grey, Brittainy C. Cherry

Résumé:

Eleanor et Greyson sauront – ils saisir leur seconde chance, et retrouver la force de s’aimer à nouveau ?

Eleanor et Greyson, opposés en tous points, se rencontrent au lycée, tombent amoureux, et deviennent uniques l’un pour l’autre, jusqu’à ce que la vie et son lot de malheurs les sépare alors qu’ils ont 17 et 18 ans.

Lorsque 10 ans plus tard, Eleanor accepte ce boulot de nounou dans les beaux quartiers, comment aurait- elle pu imaginer, qu’elle devrait s’occuper des enfants de Greyson, son amour de jeunesse ? Mais le garçon qu’elle avait connu par le passé, est devenu un homme – un homme froid, solitaire, détaché de tout.

Le sourire qui perçait parfois dans le regard tourmenté du garçon qui avait ravi son coeur de jeune fille, suffisait à convaincre Eleanor que ce garçon-là, valait la peine qu’on se batte pour le retrouver. Tout ce qu’espère Eleanor c’est d’avoir la chance de laisser une marque à son tour, sur l’âme de Greyson East, qui l’a marquée à jamais.

 

Avis:

Ce roman est le roman le plus triste que j’ai jamais lu. Je suis sortie de ma lecture complètement bouleversée. Eleanor & Grey n’est pas qu’une simple romance, c’est une histoire de deuil et de reconstruction.

La première partie du roman raconte la rencontre entre les deux personnages. Cette rencontre est vraiment mignonne et toute douce. Comme dans Behind the Bars, Brittainy C. Cherry a créé un personnage masculin calme, bien élevé et très gentleman. J’ai énormément aimé le personnage de Greyson qui, malgré son contexte familial difficile, ne va rien montrer mis à parti des bon côtés. Il va être là pour Eleonor dans ses les mauvais moments (et Dieu sait combien il y en aura).

Puis, 10 ans après, Eleanor est embauchée en tant que nourrice pour garder les enfants de Greyson. Un peu cliché n’est-ce pas ? Eh bien détrompez-vous, ce roman n’a rien de cliché. Eleanor va succéder à toutes les nourrices qui ont été virées par Greyson et va commencer son boulot avec plein d’entrain. Malheureusement tout ne vas pas être aussi rose.

Les deux filles de Greyson sont complètement différentes. Lorelai, la plus petite, est le rayon de soleil du roman. C’est grâce à elle qu’on va sourire de temps en temps de par son innocence et sa candeur. Quant à Karla, la plus grande, elle est provocatrice et semble détester tout le monde. Cependant, Eleanor prend très à coeur son nouveau travail et va essayer de briser la glace avec cette ado, avec qui elle a plus de points communs qu’elle pourrait imaginer.

Enfin, comme dit dans le résumé Greyson est devenu un homme froid et solitaire. Il n’a aucune empathie, ne laisse transparaitre aucune émotion, enfin bref, c’est un coeur de pierre. Je ne vais pas en dire plus que ça sur les relations entre Eleanor et Greyson, mis à part qu’elles vont être très (trèèèèèès) compliquées.

J’ai bien aimé les personnages secondaires, même s’il ne prennent pas beaucoup de place dans le roman. On sent que l’autrice veut vraiment se concentrer sur Eleanor, Grey et ses deux filles, et sur leurs problèmes respectifs. Cependant il y aurait quand même de quoi écrire un tome sur eux (Landon et Shay). Croisons les doigts…

Pour conclure, je n’étais absolument pas prête à lire ce genre de roman (je ne comprends même pas pourquoi il est classé drame psychologique 1/3). Je n’ai jamais autant pleuré pour un livre, jamais ressentit autant de douleur en lisant, jamais été autant bouleversée par des personnages fictifs. Je me suis directement mise dans la peau des personnages et j’avoue que ça m’a complètement détruite. Le thème principal du roman est le deuil, et il est beaucoup (vraiment beaucoup) plus présent que la romance. Ce roman m’a un peu fait penser à La mélancolie du kangourou de Laure Manel. Je trouve que Brittainy C. Cherry a un véritable don pour écrire des romances « drame psychologique ». Elle est capable de nous briser le coeur et le reconstruire en une phrase. Je n’aurais jamais cru ressentir autant d’émotions, surtout avec un livre de moins de 400 pages.

 

Pages: 350

Édition: Hugo Roman

Date: 12 Mars 2020

 

Ma note: 20/20

 

 » Quel connard tu peux être quand tu t’y mets, Grey, marmonnai-je pour moi-même, ébranlée par la réaction excessive de Greyson.

[…]

Ça arrive de faire des bêtises.

– Ça veut dire quoi, connard? demanda une petite voix.

En me retournant je vis Lorelai, toujours avec ses ailes de papillon, qui bâillait et se frottait les yeux.

– Oh rien, Lorelai. J’ai dit bonnard. Ça veut dire beau et agréable, répondis-je sans réfléchir, essayant de couvrir mes erreurs.

– Mon père est bonnard ? demanda-t-elle.

Génial.

– Ben, non, je veux dire, oui… enfin, ce que je voulais dire…

Sans me laisser le temps de rattraper ma bêtise, Lorelai s’éloigna en marchant d’un air déterminé et en criant à tue-tête:

– Papa ! Papa ! Tu savais que tu étais bonnard? Tu es tellement bonnard, papa !

Ce soir-là, je ne fus pas surprise en ouvrant ma boîte mail de retrouver un courrier de Greyson. »

 

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