Chroniques,  New romance,  Young adult

Avis | Après elle – Céline Musmeaux

Résumé:

Déborah et Julie étaient meilleures amies. Comme dans toute amitié, il y avait des hauts et des bas. Ce soir-là, elles devaient rester ensemble, mais elles se sont disputées et séparées. Déborah est rentrée chez elle. Julie n’est jamais revenue. Elle a été découverte morte au petit matin. Traumatisée par cette disparition violente, Déborah a essayé de mettre fin à ses jours.

Après plusieurs mois d’hospitalisation, les médecins la pensent prête à reprendre une vie «normale». C’est donc fébrilement qu’elle fait son retour au lycée pour recommencer son année de terminale.

Ceux qu’elle a connus ont eu leur Bac, elle espère se faire oublier. Mais dès le premier jour, elle tombe sur Johan, le «petit frère» de Julie, et il n’a plus rien de petit.

Les retrouvailles sont glaciales. Le fantôme de Julie rôde autour d’eux et va mettre à mal les deux adolescents qui tentent de se reconstruire.

Entre culpabilité et colère, ce qui les unit finira-t-il par les détruire?

 

« Enfin, tu piges que je ne suis pas ton ennemi et que ce qui compte, c’est le présent, ce qui se passe maintenant entre nous, pas le passé ni le futur. Lâche-toi, Déborah. Libère-toi de tes angoisses et de tes doutes. Vis simplement et « normalement » comme tu as tendance à le dire. Moi, je suis prêt à tout encaisser parce que ça fait bien longtemps que je me suis éclaté la face par terre et que je me suis relevé… »

 

Avis:

C’est le premier roman que je lis de cette autrice, et je suis tombée complètement addicte à cette histoire.

On suit Déborah qui, après le meurtre de sa meilleure amie Julie et six mois passés à l’hôpital, est de retour au lycée, où elle recommence son année de terminale. « Surprise »: Johan, le petit frère de Julie, est dans sa classe. Sauf qu’il est extrêmement en colère contre Deborah qu’il prend comme responsable du décès de sa soeur.

Ce roman se concentre seulement sur ces deux personnages. Il n’y a pas de personnages secondaires (mis à part leurs parents respectifs). On assiste ici au deuil de Johan et Deborah, et celle-ci est plus touchée qu’on ne pourrait croire. En effet, Deborah est complètement détruite de l’intérieur. Elle est dans une véritable dépression, ce qui rend le roman très lourd et chargé en émotions. On a l’impression qu’elle ne va jamais s’en sortir et que personne ne peut lui sortir la tête de l’eau. La seule critique que je pourrais faire sur ce personnage (et cette histoire), c’est le fait qu’elle ne termine jamais ses phrases, ou du moins qu’elle les ponctue par des « Je… » (exemple: « Je ne sais pas. Je… »).

Johan, quant à lui, agit différemment. Au lieu des pleurs, il choisit la violence. J’ai trouvé ce personnage extrêmement touchant et complexe. Ce n’est plus le petit garçon des souvenirs de Déborah. Maintenant il a grandit, et cette épreuve l’oblige à grandir encore plus. En effet, il doit soutenir absolument tout le monde dans cette épreuve, alors qu’il est autant touché que les autres. Mais il reste fort pour ne pas sombrer, pas comme d’autres personnages. Aussi, il est d’une patience infinie avec Déborah, alors qu’elle ne fait que le rejeter. Il essaie d’apporter un peu d’humour dans ces moments si sombres. Malgré son jeune âge, il essaie de rétablir les choses, même s’il fait quelques erreurs. Johan a touché mon coeur au plus profond, et c’est grâce à lui que j’ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman.

Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas une histoire d’amour mais une histoire d’entraide dans cette épreuve extrêmement difficile pour tous les personnages. C’est une histoire très touchante, chargée d’émotions. Cette histoire m’a complètement retournée et m’a transpercée le coeur au plus profond. Le fait qu’il n’y ai pas de personnages secondaires et qu’il n’y ait pas vraiment d’action fait qu’on se concentre uniquement sur les sentiments et la guérison des deux personnages principaux. On s’incruste dans leur bulle et dans leur complicité et on assiste à toutes leurs souffrances. L’écriture est fluide est l’histoire est excessivement addictive. Je n’ai pas pu lâcher ma liseuse avoir d’avoir fini. Aussi, ce roman est certifié « soft romance », comme écrit sur la couverture. Il s’adresse à tous les âges (je dirais à partir de 14 ans).

 

Pages: 520

Édition: Nymphalis

Date: 15 Mai 2020

 

Ma note: 19,5/20

 

PS: Merci aux éditions Nymphalis, à la team Musmette et à Céline Musmeaux pour l’envoi !

 

 

« On est un putain de cliché à nous tout seul: « la nana en détresse et le bad boy ».

Elle pouffe:

– Le beau gosse, le bad boy… Et puis quoi encore ? Moi, je me souviens de toi quand tu avais la morve au nez !

Je grimace aussitôt.

– Tu es sérieuse ? Tu veux qu’on ressorte les vieux dossiers ? Parce que j’en ai des tonnes sur toi ! »

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