Chroniques,  Polar

Avis | Les yeux bleus – Sébastien Didier

Résumé:

1986. Une famille est assassinée dans sa villa près de Saint-Paul de Vence. Le père, la mère et leurs jumeaux d’à peine trois ans. Comment oublier ce crime monstrueux ?

2018. À Nice, le petit Maxime est enlevé en pleine journée dans le jardin de la maison familiale.

Aussitôt, les médias s’emballent, la police est sur les dents. Car l’enfant n’est pas n’importe qui : il est le petit-fils de Claude Cerutti, homme d’affaires à la réputation sulfureuse et puissante figure locale.

Lorsque la tante de Maxime est soupçonnée d’avoir organisé l’enlèvement, le clan Cerruti est au bord de l’implosion. Pour le patriarche, cela ne fait aucun doute : à travers cet enlèvement, c’est lui qui est visé.

Lui, son nom, sa famille. Et ses secrets.

 

Avis:

Pour commencer, il faut savoir que je lis très rarement de romans policiers. Et j’ai eu du mal à lire celui-ci.

On suit ici deux histoires, à trois dates différentes. Tout d’abord on a l’histoire de Maxime (en 2018), un enfant qui se fait enlever chez lui, alors que son père avait le dos tourné. Puis, il y a aussi une enquête (en 2015) sur le meurtre de la famille assassinée en 1986. Sur ces deux histoires, il y a aussi trois points de vue différents (dont un écrit à la première personne). Il faut donc faire attention de ne pas se mélanger les pinceaux. De mon côté, j’étais déjà mal partie car je n’ai pas voulu lire le résumé avant de commencer le roman, pour avoir une surprise totale. C’était une grosse erreur de ma part car j’ai aussi négligé la lecture des titres (qui indiquent la date). En bref, je me suis aperçue bien trop tard de cette triple temporalité.

Par rapport aux personnages, il y en avait beaucoup trop pour moi. Chaque point de vue donne lieu à l’apparition de plusieurs personnages différents, et j’ai eu l’impression de crouler sous toutes ces informations. Mais le problème principal est que, lorsqu’on découvre le coupable de l’enlèvement de Maxime, je ne me souvenais même plus de ce personnage. Je conseille donc à toute personne qui a du mal avec les romans dans lesquels il y a beaucoup de personnages de prendre une feuille et de noter tous les noms et les relations.

Un autre problème découle donc de ça: je ne me suis pas attachée aux personnages. Malheureusement, j’avais déjà du mal à mettre des noms sur les « visages ». Le seul personnage auquel je me suis raccrochée est le père de Maxime, pour qui les chapitres sont écrits à la première personne (on ne peut donc pas se mélanger). C’est un homme sur qui tout tombe sur la tête: il culpabilise de sa faute d’inattention, sa femme lui tourne le dos, son père est incontrôlable et la police est lente dans l’enquête. Pourtant, c’est le plus actif dans les recherches. Je ne sais pas si c’est réaliste mais au moins, je ne me suis pas du tout ennuyée dans ses chapitres. Je reproche juste le manque d’émotions dans cette famille.

En effet, malgré ces points négatifs, je dois dire que j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur. Elle est fluide et j’ai beaucoup aimé les descriptions ainsi que l’atmosphère dans lequel on est plongés. Les chapitres sont courts, ce qui donne du rythme au roman. Cependant, il faut donc être vigilant au changement de dates et de points de vue car, à être trop happée par l’histoire par moments, j’en oubliais de lire les titres de chapitre (et donc les dates).

Pour conclure, je pense que ce livre est un roman policier de qualité. J’ai beaucoup aimé le style d’écriture et l’ambiance décrite. Cependant, il y avait beaucoup trop d’informations (dates, personnages, relations, points de vue, histoires de famille). Il faut donc être attentif à chaque parole, chaque indice, ce qui n’a pas été mon cas.

 

Pages: 558

Édition: Fyctia

Date: 2 Juillet 2020

 

PS: Merci à Fyctia pour ce service presse !

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