Chroniques,  Contemporaine

Avis | La petite boulangerie du bout du monde – Jenny Colgan

Résumé

Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Elle s’installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d’une boutique laissée à l’abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu’il n’y a plus dans le village qu’une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s’échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d’échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l’esprit d’entraide et de partage dans le village. Au fil des rencontres farfelues (un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands) et au gré des événements heureux ou tragiques qui touchent la communauté, ce qui ne devait être qu’un simple  » break  » devient l’entreprise de sa vie. Polly se révèle enfin à elle-même : une femme déterminée et créative, prête à mordre dans la vie comme dans une mie de pain chaude et croustillante. Un feel good book qui, sur fond de crise économique prône des valeurs de partage et d’entraide. Un ton bienveillant et drôle, pour une histoire romantique avec quelques accents mélancoliques qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.

 

« Lorsque tu as trouvé l’endroit où ancrer ton coeur, il reste à jamais en toi. »

 

Avis

Un roman feel good sympathique, mais peut-être un peut trop long à la fin…

On suit ici Polly qui, après avoir divorcé, se retrouve à la rue, sans emploi. Malgré ses nombreuses recherches de logement, elle ne trouve rien dans son budget. C’est alors qu’elle tombe sur une petite annonce: un tout petit appartement dans un port d’une île des Cornouailles. En soit, rien ne fait rêver, l’appartement est à l’abandon total et la ville parait morte. Mais après tout, Polly recherche du changement. C’est ainsi qu’elle va commencer sa nouvelle vie, et qu’elle va rencontrer des personnes qui vont la changer à tout jamais.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, c’est l’atmosphère dépeint par l’autrice. Les descriptions sont assez détaillées, et l’on peut donc s’imaginer là-bas. Le temps ne fait pas rêver non plus, mais cela nous transporte dans cette ambiance si caractéristique des Cornouailles. Les paysages sont magnifiques et, malgré la « précarité » du port, les personnages rajoutent une ambiance chaleureuse.

Par rapport aux personnages, je les ai beaucoup aimés. Polly est une femme indépendante et qui ne se laisse pas faire, surtout malgré les obstacles que sa propriétaire lui met dans les jambes. J’ai beaucoup aimé les marins, mais surtout son voisin, Huckle. Les personnages ajoutent ce côté « humain » propre à ce roman. Et le bébé macareux est vraiment trop mignon, la relation que Polly a avec lui est plus forte que toutes les autres. Comme elle le dit si bien, c’est son premier ami dans cette nouvelle vie, et c’est aussi grâce à lui qu’elle a fait des rencontres extraordinaires.

Malheureusement, j’ai commencé à m’ennuyer à partir de la moitié du roman. Il me manquait de l’aventure, de l’action. Mais ce n’est pas le genre de ce roman, qui est plus centré sur l’aspect feel-good. J’aurais aussi aimé que l’aspect mystérieux du lieu (aka « la légende ») soit un peu plus développé, pour rajouter une ambiance inquiétante.

Pour conclure, je trouve ce roman parfait pour l’été. Même si la météo du roman ne s’y prête pas, les personnages rajoutent un côté solaire que j’ai beaucoup apprécié. J’ai aussi beaucoup aimé le thème principal du roman, qui est la boulangerie. Les recettes de Polly font envie, et on pourrait presque sentir les bonnes odeurs qui émanent de son petit appartement.

 

Pages: 494

Édition: Pocket

Date: 7 Janvier 2016

 

Ma note: 14/20

 

 

« Et au-delà de la fenêtre, il y avait…rien. Juste la nature, un plongeon direct dans l’espace extérieur (…) La photo avait été prise un jour où l’ océan et le ciel, de la même nuance de gris, se fondaient l’un dans l’autre. Une vaste étendue vierge. Polly contempla le cliché un long moment, fascinée.
En fait, ce paysage correspondait exactement à son état d’esprit. Désincarné, vide. Mais aussi étrangement apaisant. Comme si le gris adoucissait les contours de ce monde. Un gris salvateur. »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *