Chroniques,  Fantasy

Avis | Les larmes rouges (1) – Georgia Caldera

Résumé

« Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.

Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.

Peu à peu, elle perd pied…

Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

 

« C’est une souffrance terrible, insidieuse, une souffrance de chaque instant, que de sentir renaître au fond de ce vieux corps dépourvu de vie qu’est le mien, les cendres de ces maudits sentiments ; que de sentir repartir au creux de ma poitrine ce feu dévastateur et dément que je croyais à jamais éteint. »

 

Avis

Ce roman fut une véritable révélation !

On suit ici Cornélia, qui après une tentative de suicide par habiter dans le manoir familial, dans un tout petit village, au pied d’une colline sur laquelle se trouve un immense château. Dès lors, elle commence à faire des cauchemars angoissants, qui ont des répercussions sur sa vie. Mais tous ces phénomènes semblent liés à un mystérieux personnage, qu’elle croise souvent sur son chemin.

Pour commencer, il faut savoir que je ne lis quasiment pas de romans fantastiques, tout simplement car j’ai beaucoup de mal avec l’aspect young adult, et donc le caractère des personnages. Dans ce cas-là, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de « fantastique » là. Au contraire, je m’attendais à une histoire similaire à celle de Casper (le film), plutôt axé sur les étranges phénomènes au château mais aussi sur la vie sociale de l’héroïne, dans un style américain des années 90.

En réalité, Les larmes rouges est un roman très sombre, où l’univers n’est égal à aucun autre roman. Le lieu est très mystérieux et obscure. L’endroit le plus présent est le château qui surplombe la colline, et j’ai adoré les descriptions faites par l’autrice (et ce pour tous les lieux du roman). Là-bas, les seuls moments de bonheur ne sont que des songes, et cet aspect déstabilisant m’a beaucoup intriguée. Moi qui d’ordinaire aime beaucoup avoir des repères, j’ai absolument adoré cette ambiance mystérieuse qu’instaure l’autrice. J’ai même trouvé cela ultra addictif, et j’ai adoré imaginer cet endroit à ma façon.

Toujours pour continuer dans cet aspect mystérieux, il nous ai dit dans le résumé que Cornélia est assaillie de visions et de cauchemars, et que ceux-ci se confondent avec la réalité. Il est vrai qu’au début on ne comprend pas trop la différence entre les deux, mais cela est fait pour nous déstabiliser. Mais petit à petit, on assimile les évènements afin de reconstituer toutes les pièces du puzzle. Les informations nous sont données au fil du roman, et c’est grâce à cela que l’on peut comprendre les personnages et leurs choix. Par contre, concernant les cauchemars, il faut savoir qu’ils sont parfois difficilement supportables à lire, surtout pour ceux qui détestent la vue du sang !

Par rapport aux personnages, il faut savoir qu’il y en a peu. Cornélia et cet « homme mystérieux » sont alors nos repères. Cornélia est une jeune femme de 19 ans, qui agit beaucoup sans trop réfléchir. Elle a des aspects d’adolescente, et elle est d’ailleurs traitée comme telle par les autres personnages. Cela m’a un peu déroutée au début, puis j’avais parfois envie de lui donner des claques pour la remettre dans le droit chemin. Quant au personnage masculin, il est très mystérieux, froid, mais il a un rôle protecteur très attendrissant. C’est tout de même un personnage discret, mais cet aspect m’a poussée à défiler les pages pour apprendre à le connaître.

Pour conclure, c’est la première fois que j’achète un roman avec seulement une seule recommendation, mais le résumé m’avait beaucoup intriguée et je suis tombée amoureuse de la couverture. Et je ne regrette en aucun cas mon choix. J’ai découvert un genre que je ne connaissais pas, un aspect gothique et sombre qui m’a fascinée du début à la fin. Les lieux ont un charme fou, les descriptions sont sublimes et le fait qu’il n’y en ai pas beaucoup m’a permis d’imaginer ce monde à ma manière. Il faut aussi savoir que j’ai volontairement omis un point très important du roman dans ma chronique, mais puisqu’il n’est pas non plus présent dans le résumé, je ne souhaite pas spoiler. Je recommande donc ce roman à tout le monde, pour cet univers mystérieux, ses personnages et son histoire très bien travaillés, la sublime plume de Georgia Caldera, et l’addiction qui s’en découle. C’est un roman qui m’a beaucoup marquée et je vais me procurer le tome 2 de ce pas !

 

Pages: 768

Édition: J’ai lu

Date: 20 Mars 2019

 

Ma note: 18,5/20

 

« – Te souviens-tu comme tu aimais danser ? chuchota-t-il doucement, son regard cristallin, si lumineux dans la pénombre, presque irréel, transperçant jusqu’à son âme.
Elle hésita un instant, partagée entre la peur et l’envie de profiter de ce moment envoûtant, fabuleux mais néanmoins inquiétant. […] C’est alors qu’ils se mirent à glisser sur le sol, comme si le parquet s’était subitement transformé en patinoire, tournoyant au rythme de la mélodie. Celle-ci se fit alors plus rapide et sonore, s’adaptant au fur et à mesure à la cadence de cette danse extraordinaire. Cornélia, quelque peu effrayée par la vitesse à laquelle ils virevoltaient, ferma d’abord les yeux, n’osant plus faire le moindre mouvement, subissant sans comprendre les divagations pour le moins étranges de son ami. Puis, l’envie de profiter de cet instant magique prenant malgré tout le pas sur ses appréhensions, elle finit par les rouvrir et fut stupéfaite de découvrir qu’ils avaient finalement quitté le plancher pour maintenant flotter dans les airs, tout près du plafond de la chambre, à hauteur des lustres. »

 

 

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