Chroniques,  Romance

Avis | Baby random – Alexia Gaïa

Résumé

L’imprévu pourrait être sa plus belle surprise !

Il est 10 h 30 quand son patron arrive au café dans lequel travaille Célia. Il lui fait un sourire et l’invite une fois de plus à dîner. Mais Max est Français, et la réputation des Français pour briser les cœurs n’est plus à faire… Quelle excuse va-t-elle pouvoir trouver pour l’éviter ? Et si elle mettait ses préjugés de côté, Célia ne serait-elle pas surprise ? Il est 11 h 05. Célia est debout derrière sa caisse. Il va arriver, elle le sait. Il vient tous les jours depuis un an, toujours à la même heure. Il ne dit pas bonjour, ne sourit pas, ne la regarde pas et commande toujours la même chose. Célia se maudit de n’être qu’une petite serveuse dans le décor de cet homme d’affaires. Pourquoi aurait-il envie de la regarder, après tout ? Et si le sort décidait de se mêler de la vie amoureuse de Célia Fowell et de tout renverser sur son passage telle une tornade dans un magasin de porcelaine ?

 

Avis

Une belle surprise ! J’ai été emportée du début jusqu’à la fin.

On suit ici Célia qui travaille dans un café. Tous les jours, à 11h05, arrive son client préféré, un homme mystérieux au physique plus qu’avantageux. Mais cet homme ne parle jamais et c’est à peine s’il la remarque. Quant à Max, son patron, c’est tout l’inverse. Lui semble s’intéresser à Célia plus qu’elle ne l’imagine.

Vous l’avez compris, on a ici un triangle amoureux. En soit, ce triangle amoureux m’a dérangée car il dure trop longtemps. Célia ne sait pas où donner de la tête et son indécision m’a souvent fait lever les yeux. Mais d’un autre côté, cela rend le roman moins prévisible. On ne sait pas qui va être l’heureux élu et ça nous fait tourner les pages plus vite pour en apprendre plus sur eux.

Les personnages font aussi des actions assez déconcertantes parfois. Max et Roman sont très différents mais ils cachent tous les deux des mystères. Finalement, on ne sait plus s’ils sont sincères ou s’ils jouent un jeu. Est-ce la jalousie qui domine leur comportement ou un réel fond méchant ? J’ai l’impression que l’autrice joue beaucoup sur ça, notamment à la fin où l’on découvre plusieurs choses sur le comportement de chacun.

Par rapport à Célia, c’est une jeune femme tout ce qu’il y a de plus normal. Elle est très loin de rouler sur l’or et on assiste à tous ses petits tracas quotidiens, ce qui fait que l’on s’attache beaucoup à elle. J’ai aussi adoré Mona, sa voisine de pallier, un des meilleurs personnages du roman. Mona est sa conseillère, son mentor qui va lui donner de la force lorsque tout va mal. En bref, on a ici toute une panoplie de personnages tous les plus touchants les uns que les autres.

Par rapport à la romance, c’est ce que j’ai trouvé le plus “bancal”. Forcément, on se demande si les deux personnages masculins sont sincères. Est-ce l’égo qui parle ? Sont-ils vraiment intéressés par Célia ? Au final, j’ai essayé de ne m’attacher à aucun des deux de peur d’être déçue. Mais les révélations qui sont faites à la fin m’ont réchauffé le coeur, ce qui me pousse à la lire suite.

Pour conclure, malgré ce petit pavé de 500 pages, je n’ai pas vu le temps passer. Dans l’ensemble, j’ai aimé ma lecture grâce aux personnages et à ma volonté de découvrir leurs vraies pensées. J’ai aussi aimé me plonger dans cette histoire qui montre que la vie n’est pas toute rose. On assiste ici à la “vraie vie”, on rie, on pleure, on aime. Je finirai par dire que la plume de Gaïa Alexia est tellement fluide et belle qu’on se laisse forcément emporté par son roman.

 

Pages: 511

Édition: Hugo Poche

Date: 4 Octobre 2018

 

Ma note: 16/20

 

«Dans un réflexe quotidien, mon regard part se fixer sur l’horloge. Il est 11h05 précises, et il est là. Je ne peux pas m’empêcher de le suivre discrètement des yeux. Il passe la porte du café comme tous les jours, le nez plongé dans son portable et le pas hâtif. Je sais déjà ce qu’il prend : un chocolat viennois et un muffin aux raisins. Il n’est pas aimable, ne donne jamais de pourboire et ne prend même pas la peine de lever les yeux sur nous, mais il est beau. Bien trop beau. Et son attitude le rend encore plus attirant. Il est ce genre brun, grand et ténébreux dont parlait Mona hier soir. Tout à fait mon genre. Oui, parce que depuis un an qu’il vient tous les jours à ma caisse, il m’appartient un peu. C’est mon bel inconnu.»

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