Chroniques,  Fantastique

Avis | La fréquence fantôme – Matt Clayne

Résumé

Une dame blanche amnésique.
Deux frères chasseurs de fantômes.

Une scientifique en quête d’absolution après un dramatique accident.
Peu de gens sont au courant ou souhaitent l’admettre, mais le manoir de Valorne est hanté par une dame blanche. Un soir de terrible orage, les frères Beaufort l’ont découvert à leurs dépens et, depuis, remuent ciel et terre pour prouver l’existence des fantômes. Cela pourrait être leur dernier espoir de retrouver un amour perdu et un père disparu.

De désillusions en charlatanisme, ils étaient prêts à tout abandonner jusqu’au jour où ils rencontrent Helen Kepler, une scientifique revêche qui entrevoit dans leur histoire la clé des apparitions spectrales. Elle ne reculera devant rien pour les aider à percer le mystère de la fréquence fantôme et obtenir des réponses sur la vie après la mort. Le sort de son fils en dépend.

De retour à Valorne, le manoir leur réserve bien des surprises. Si l’histoire trouble du lieu paraît étroitement liée à la présence de la dame blanche, la jeune femme semble avoir tout oublié de son passé. Mais alors, qui est-elle vraiment ? Qui l’a tuée ? Et pourquoi ?

Répondre à ces questions pourrait leur révéler le secret du monde fantôme.

 

Avis

Pour commencer je tiens à remercier l’auteur pour l’envoi de son livre. Je n’avais jamais lu de roman fantastique sur les fantômes, et sur la chasse aux fantômes tout particulièrement.

On suit ici deux frères qui, des années après avoir vécu une expérience paranormale, retournent au château avec une nouvelle recrue: Helen Kepler, une scientifique qui s’intéresse aussi à ce sujet. Leur but, retrouver cette dame blanche pour lui parler, mais aussi découvrir s’il y a bien une vie après la mort.

Le trio fonctionne bien. Malgré qu’ils soient toujours ensemble, les deux frères ont des caractères bien différents, et c’est ce qui fait avancer l’histoire. Helen aussi a un caractère bien trempé. C’est la seule personne qui a des connaissances scientifiques, c’est donc sur elle que l’on se repose. J’avoue que je ne me suis pas attachée aux personnages plus que ça, mais ça n’est pas dérangeant pour cette histoire.

En effet, les choses bougent plutôt rapidement. Dès le début, une question est posée, un objectif est défini. Puis, ils essaient de trouver la solution. C’est comme ça que l’on avant petit à petit dans le roman. À chaque énigme résolue se rajoute une autre question. On ne peut donc pas s’ennuyer.

Par contre, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus horrifique, effrayant, avec ce contexte de vieux château hanté. J’aurais aimé que les essais de la prise de contact avec la dame blanche soient plus nombreux et plus difficiles. Mais d’un autre côté, la flippette que je suis n’est pas si déçue que ça.

Au contraire, l’auteur aborde une dimension scientifique et historique. Il y a quelques termes scientifiques qui donnent une certaine légitimité à cette enquête. On apprend aussi plein de choses, sans forcément être perdu dans un charabia scientifique. Quant au côté historique, il est présent grâce à l’identité de cette dame blanche. Il n’est pas plus développé que ça mais il fait quand même partie de la construction de cette histoire.

Pour conclure, j’ai eu un peu de mal à me plonger dans le roman au début. Cependant, l’enquête est prenante, et aussi très intéressante. On voit que l’auteur a fait plein de recherches sur le sujet (disponibles à la fin du livre d’ailleurs, ainsi que sur son site). Je trouve aussi qu’il manie très bien les descriptions, qui sont faites de manière poétique. Cela rajoute un charme au lieu. Et puis finalement on termine sur un cliffhanger. C’est donc avec impatience que j’attends le tome 2 !

 

Pages: 382

Éditions: Auto-édité

Date: 4 Octobre 2020

 

“En ce matin de Janvier, Will sillonnait une route forestière à bord de sa vieille Ford. Un tube d’AC/DC hurlant dans son poste radio, il observait d’un air songeur le paysage qui se métamorphosait sous une pluie de flocons. Au rythme d’un vent erratique, les branches épineuses des sapins s’emmitouflaient de doux renflements, les pierres tranchantes s’arrondissaient par couches successives, et les crevasses dans le sol se fardaient d’un blanc moelleux et scintillant. À croire que Valorne voulait dissimuler sa vraie nature l’espace d’une saison.”

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