Chronique littéraire Le cri Nicolas Beuglet thriller
Chroniques,  Polar / thriller

Avis | Le cri – Nicolas Beuglet

Résumé

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?

 

“Je pense qu’il est dangereux de préférer croire plutôt que d’avoir envie d’être libre.”

 

Avis

Après trois ans à trainer dans ma pile à lire, je sors enfin ce roman et je n’en suis pas déçue !

On suit ici Sarah, une inspectrice norvégienne qui se retrouve à enquêter sur une affaire macabre qui concerne l’hôpital psychiatrique de Gaustad. En effet, un patient a été retrouvé mort, mais le plus effrayant est qu’il y avait gravé “488” sur son front. Pourquoi ce chiffre ? Pourquoi une telle cruauté ? S’agit-il d’un meurtre ou d’un suicide ?

Pour commencer, j’ai bien apprécié les personnages, mais je ne m’y attarde pas trop dans les thrillers. Bien sûr, ils ont tous plein de défauts, mais cela ajoute beaucoup de réalisme par rapport à leurs réactions et à l’histoire. Sarah n’est pas forcément très attachante. Elle ne pense qu’à travailler et on sait très peu de choses sur sa vie personnelle. Le côté humain est apporté grâce au deuxième personnage principal, Christopher, un journaliste d’investigation français.

Par rapport à l’enquête elle-même, je l’ai trouvée plutôt prenante. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, mais contrairement à beaucoup de lecteurs, je ne l’ai pas trouvée addictive. Cependant, on est entrainés dans l’histoire qui part plutôt assez loin. Il ne s’agit pas d’une petite enquête de terrain, mais bien d’un voyage à travers le monde pour découvrir plein de secrets. D’ailleurs, je n’ai pas cessé d’être étonnée par l’importance de chaque petit détail, chaque petit indice qui peut avoir une importance cruciale. (Par contre, je tiens à préciser que je n’ai pas lu le résumé avant de lire ce roman, et j’ai volontairement coupé la deuxième moitié du résumé (ci-dessus) pour garder la “surprise”.)

Si je devais trouver un point négatif ce serait que je m’attendais à une histoire sombre et très glauque, dû à ce vieil hôpital psychiatrique. Je pensais être frigorifiée par l’ambiance de l’histoire ainsi que les paysages de Norvège (notamment avec cette couverture). Cependant, l’histoire se déroule dans plusieurs pays, notamment en France et à Londres. (Oui, vous me direz c’est de ma faute car c’était précisé dans le résumé 🙄). Ne vous attendez donc pas à arpenter les couloirs de cet hôpital, mais plutôt à voyager et à rencontrer les liens entre tous les personnages présents dans cette histoire.

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce roman car l’histoire est très prenante. Il y a beaucoup de suspens, d’action, et l’ambiance devient de plus en plus stressante au fil des pages. J’ai adoré comment l’enquête est ficelée, on découvre énormément de choses et j’ai beaucoup aimé découvrir toute l’histoire que l’auteur avait construite autour de cette enquête. D’ailleurs, la plume de Nicolas Beuglet est très fluide et l’histoire est très simple à lire !

 

Pages : 556

Éditions : Pocket

Date : 11 janvier 2018

 

Ma note : 16/20

 

“La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli […]. Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. Nous vivons sans savoir d’où nous venons et nous mourons sans savoir où nous allons. Comment vivre entre les deux ? Comment ne pas être paralysé par cette absence de sens ? C’est logiquement impossible. Et pourtant, la majorité y parvient et fait un peu comme si de rien n’était. Mais imaginez que vous soyez forcée de penser cet absurde sans rien pouvoir faire d’autre, pas sûr que vous survivriez. C’est le genre d’état qui peut nous traverser lorsque nous sommes confrontés de près à la mort d’un proche.”

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