Chroniques,  Contemporaine

Avis | Les cicatrisés de Saint-Sauvignac

Résumé :

Quand quatre auteurs décident d’écrire un roman ensemble avec, comme prémisse, un clou qui transperce le plastique turquoise d’une glissade d’eau, ça donne une histoire encore plus étrange que tout ce que vous pouvez imaginer.

Bienvenue à Saint-Sauvignac, un petit village insignifiant dont l’avenir est transformé par la construction d’un parc aquatique ultramoderne. Alors que 118 enfants glissent à la queue leu leu sur la Calabrese, la glissade d’eau la plus à pic en Amérique du Nord, ils sont écorchés un à un par la pointe d’un clou mal posé. S’ensuivent alors les cicatrices, réelles et imaginaires, et la panique des adultes, à laquelle les jeunes assistent, lucides et vaguement amusés, à travers les concours de popularité, les pokes Facebook et les histoires d’amour improbables.

Comme un conte pour tous qui aurait pris du mush, Les cicatrisés de Saint-Sauvignac est un roman qui ne laissera aucun baigneur indifférent.

 

Avis :

Tout d’abord je tiens à remercier Babelio pour l’envoi de ce service presse !

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avant de débuter ma lecture et pour être honnête je n’ai pas vraiment accroché. En effet, je pense que tout lecteur doit savoir de quoi parle ce roman au risque d’être très perturbé par les thèmes traités.

Dans ce livre on parle de quatre adolescent qui découvre leur sexualité. Mais c’est fait de manière assez spéciale, voire très dérangeante. On passe d’abord de l’observation de la sexualité chez les autres (donc du voyeurisme) au passage à “l’acte”.

Il y a quatre histoires et quatre héros (donc un pour chaque histoire). J’avoue ne pas avoir compris qui était qui, et je n’ai pas forcément cherché à comprendre car dès le premier chapitre j’ai été assez perturbée de ma lecture. Je ne me suis pas attachée à eux, malgré ce qu’ils endurent dans l’histoire. De plus, ils ont des paroles assez choquantes vis-à-vis de leurs camarades.

En bref, je n’ai rien aimé de ce roman malheureusement. Je le trouve trop dérangeant, et même s’il est original, je n’ai pas réussi à accrocher. Il y a beaucoup de scènes de sexe crues, ce que je n’aime pas du tout, ainsi que des scènes “sanglantes” (cicatrices, sang, plaies, etc.). Je l’ai terminé car il fait une centaine de pages mais je pense que je l’aurais abandonné sinon.

 

Pages : 144

Édition : Bouclard

Date : 5 novembre 2021

 

“Et le plus beau, c’est que, pour la première fois depuis que nous étions devenus cicatrisés, quelqu’un ne nous prenait pas pour des monstres. Je veux dire qu’elle était entrée avec son sac, ses dossiers, qu’elle s’était installée devant nous, sans se réfugier derrière son bureau, en nous souriant, sans balayer toute la classe du regard pour voir si un élève était tenté de faire un mouvement brusque, sans avoir l’air d’être prête à appeler la police au moindre signe d’une intention suspecte, comme tout le reste du personnel de l’école. Parfois, à regarder nos professeurs, les surveillants, la directrice, on pouvait croire que nous étions une race de dangereux criminels ou de pestiférés. Emmanuelle nous donnait l’impression qu’on était dignes d’être aimés.”

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